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Issei Sagawa (né le 26 avril 1949), aussi appelé "le japonais cannibale" est un Japonais connu pour avoir tué et mangé Renée Hartevelt, une étudiante néerlandaise à Paris en juin 1981. Son affaire a la particularité d'avoir bénéficié d'un non-lieu, malgré ses aveux.


Jeunesse Modifier

Issei Sagawa est né prématurément le 26 avril 1949 à Kobe au Japon : les médecins pensent qu'il ne va pas survivre mais il y parvient. A l'âge de 2 ans, il contracte une encéphalite japonaise et il y survit miraculeusement. A cause de sa maladie, il a un physique frêle dès l'enfance : il ne mesure que 1m52 et ne pèse de 35 kilos l'année de son crime, en 1981. Dès son enfance, il a un rapport compliqué à sa sexualité : il déclare que c'était tellement tabou chez lui que lors de sa première érection, il pensait qu'il était malade et en fut extrêmement embarrassé, c'est à ce moment-là qu'il commence à s'adonner a des actes zoophiles avec son chien parce que, dira-il, il avait eu une éducation sexuelle si pauvre qu'il ne savait pas comment se masturber. Dès le début des années 1970, il a déjà des fantasmes et des désirs cannibales sur des jeunes femmes occidentales, dès 1972 il tente de tuer une étudiante allemande au Japon, il est alors accusé de tentative de viol et de meurtre mais son père, riche industriel japonais, fait classer l'affaire en dédommageant la victime. En 1979, il récidive à nouveau en s'introduisant dans la chambre d'une jeune Allemande alors qu'elle dort nue : il tente de l'assassiner mais elle se réveille, hurle et il est rapidement arrêté, accusé de tentative de viol et de meurtre l'affaire sera à nouveau sans suite grâce à son père. Issei obtient sa maîtrise de littérature à l'université d'Osaka en 1980 et son père décide de l'envoyer étudier la littérature comparée à Paris en France, malgré sa mère possessive et surprotectrice.

Crime Modifier

Le crime se déroule le 11 juin 1981, Sagawa prétexte de l'aide auprès d'une jeune étudiante Néerlandaise de 24 ans du nom de Renée Hartevelt : étudiante en littérature comparée comme lui à la Sorbonne, elle accepte son invitation dans son studio du n°10 rue Erlanger afin de l'aider à enregistrer des poèmes expressionnistes allemands qui ont, selon Sagawa, été demandé par son professeur.

Durant la soirée, alors qu'elle lit un poème de Johannes Robert Becher, Sagawa s'empare d'une carabine 22 long rifle et la tue. (il déclarera aux policiers plus tard que c'était dû à un différent amoureux entre eux) L'enregistrement audio toujours en marche, on peut y entendre la jeune fille réciter les vers en Allemand sur la mort, puis le son du coup de feu étouffé par le silencieux de la carabine qui sera suivi de la chute de son corps sur le sol.

C'est alors qu'il décide de prélever plus de sept kilogrammes de chair sur le corps de sa victime et de commettre un acte de cannibalisme en consommant sa chair durant trois jours, il la conserve dans un réfrigérateur en prenant 32 photos au fur et à mesure des prélèvements de chair qu'il effectue sur sa victime.

Après son crime Modifier

Après trois jours, n'ayant pas de congélateur pour conserver la dépouille de sa victime et avec la peur que ça commence à sentir, cela commence à lui poser problème : Sagawa entreprend alors de découper le corps et le cache dans deux valises puis le 13 juin 1981 il fait appel aux services d'un taxi pour les transporter au bois de Boulogne, il trouve un caddie sur place pour transporter les valises mais dans une descente il perd le contrôle du chariot et les valises se renversent devant un couple qui l'interpelle brusquement en raison de son comportement étrange et du liquide qui s'en échappe. Sawaga ne leur répond pas et s'éloigne le plus rapidement possible en abandonnant les valises. C'est alors que le couple découvre un drap ensanglanté dans une des valises en carton, ils appellent la police et la brigade criminelle appelée sur les lieux découvre "des morceaux de cadavre"

Dès le lendemain, la police lance un appel à témoins qui est entendu par le chauffeur de taxi, il appelle aussitôt la brigade criminelle afin de lui signaler qu'il a chargé un client aux traits asiatique avec deux valises. Grâce au témoignage du chauffeur de taxi qui se souvient de l'adresse de Sagawa, il est arrêté trois jours après et avant même que la victime soit identifiée.

Lors de son arrestation, Sagawa déclare aux policiers de la brigade criminelle de Paris "si j'avais eu un congélateur, vous ne m'auriez pas retrouvé..." et revendique son acte en considérant qu'il s'agi d'un acte artistique. Lors de la perquisition, les policiers découvrent les papiers de la victime, des tâches de sang, la carabine 22 long rifle, une pellicule photo avec 32 clichés du dépeçage, un dictaphone, une shampouineuse pour nettoyer la moquette, la couverture du Charlie Hebdo du 16 août 1979 (qui titre "barbecue monstre dans le Var : Le cul rôti aux herbes de Provence" où on un voit l'illustration d'un cuisiner qui découpe les fesses d'une femme) des photos d'identité de Renée ainsi que 7 kilos de tissus humains dans des petits sacs-poubelles et sur des assiettes en carton dans le réfrigérateur. Il est alors placé en détention préventive et soumis un an durant à une expertise psychiatrique menée par trois experts indépendants qui se contredisent et qui attribuent sa perte totale d'inhibition à l'encéphalite qu'il a contracté lorsqu'il était enfant et ses pulsions cannibales à ses rapports avec sa mère qui l'obligeait à manger pour survivre son enfance. Malgré les contradictions, les experts psychiatres concluent à son irresponsabilité pénale mais malgré ça, ils recommandent son internement en raison de son extrême dangerosité. Le juge d'instruction, Jean-Louis Bruguière, se range à l'avis des experts : un non-lieu est prononcé et Sagawa est interné un an à l'Unité pour malades difficiles de Villejuif puis il est transféré au Japon où ses parents décident de le placer à l'hôpital psychiatrique Matsuzama à Tokyo le 21 mai 1984. A nouveau, il est soumis par des experts et il est déclaré responsable de ses actes : mais le non-lieu qui a été prononcé en France a un caractère définitif et il interdit aux autorités japonaises de le juger. Sagawa bénéficie donc d'une des règles de droit international favorables aux prévenus, et il est libéré le 13 août 1985.

Après sa libération Modifier

Lorsqu'il est libéré, il cherche à trouver un travail et il réussit à enseigner le français dans une école au Japon. Mais rapidement son identité est connue par les élèves et il doit renoncer à ce poste.

En 1989, un tueur en série d'enfants viole et dépèce ses victimes et Sawaga est engagé comme consultant par la presse nationale. Cette médiatisation est telle qu'il devient célèbre dans le monde entier sous le nom du "Japonais cannibale" ou de "L'étudiant français"

Exhibitionniste narcissique selon le psychiatre qui l'a suivi, il se met à écrire une douzaine de livres, tous centrés autour de son crime. Fort de cette notoriété qu'il a acquit au fil du temps partout dans le monde et tout particulièrement au japon il apparaît également dans des publicités pour des chaînes de restaurants de viande et joue dans quelques films érotiques dont un qui le mettra en scène auprès d'une jeune néerlandaise dans un décor fortement inspiré de l'architecture typiquement hollandaise.

Il part d'abord vivre à Yokohama où il est placé sous surveillance policière, mais sans bénéficier d'un suivi psychiatrique : il prend juste un léger traitement anti-dépressif. On ne lui attribue aucune récidive mais Sagawa ne cache pas que des pensées cannibales l'habitent toujours de façon permanente, bien que ça ne soit plus pour les femmes de type occidental comme ça l'était auparavant.

Après ça, il vit retiré et oublié dans un appartement de la banlieue de Tokyo.

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